Observez les marées sur nos territoires

Lors de nos randonnées en nature, être au bord de l’eau en présence de marées donne l’impression d’être en vacances. Nous pensons à la mer, au sable, aux algues, à la récolte de cailloux et de coquillages. Mais il y a plus…

Pourquoi ne pas profiter de l’été, vacances ou pas, pour venir flâner sur la grève et faire de belles découvertes? Que ce soit à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher de Neuville, en eau douce, ou au Parc naturel et historique de l’île aux Basques en face de Trois-Pistoles, en eau salée, ces deux territoires de la Société Provancher nous permettent d’apprivoiser et d’apprécier les marées ainsi que des habitats bien différents.

Quel phénomène que celui des marées! Et c’est l’attraction gravitationnelle de la lune qui crée les marées, et ce, en conjonction avec le soleil! Avec deux marées hautes et deux marées basses par jour, l’observation du littoral change et c’est ce qui rend les randonnées intéressantes. Qui plus est, ce rythme de marées change d’environ 45 minutes par jour, de sorte que chaque jour donne un paysage différent à la même heure d’observation. Il est alors  particulier de voir comment le littoral se divise en étages et constater la végétation occupant ces différents niveaux.

À l’île aux Basques, les marées influencent le déplacement des poissons et des mammifères marins, mais aussi nos propres déplacements. Nous pensons ici aux entrées et sorties des visiteurs et villégiateurs qui sont conditionnées pour que le bateau «Léon Provancher» puisse accoster de façon sécuritaire aux quais de l’île, en fonction des marées.

L’expérience d’observation des marées est enrichie à l’île aux Basques par la fréquentation de la flèche de sable appelée «Banc de sable de l’île aux Basques». Cette flèche est attachée au rivage de l’île par une seule extrémité. Sa formation origine des apports de matériaux de dérive littorale venant de la plage et qui sont déposés sur un haut-fond immergé. Cela constitue une barrière naturelle pour les courants marins à marée haute. En se promenant sur la flèche, nous observons bien la vitesse à laquelle la marée monte et descend à nos pieds.

À la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher, la grève subit également l’influence des marées, avec une marée de moyenne de 3,7 mètres de marnage. La marée peut même atteindre une hauteur maximale de plus de 6 mètres! L’eau du St-Laurent n’est pas salée à cet endroit et vous serez choyés par l’observation des oiseaux limicoles et autres échassiers.

De plus cette année, nous pouvons voir l’accumulation importante de débris et de bois de grève à la limite des hautes eaux. Ce phénomène est une conséquence des inondations majeures survenues au printemps dernier et que plusieurs ont appelé «Le grand dérangement».

Pour bien planifier vos randonnées et ne pas être, disons, trop «dérangés» en présence des marées sur nos territoires, retenez qu’il vaut la peine de consulter les tables de marées. Exprimées en mètres et en pieds, elles s’avèrent accessibles, très précises et relativement faciles de consultation, en considérant toutefois l’heure normale. En été, il faut ajouter une heure aux données des tables de marée.

Pour nos territoires, consultez :

Pour Neuville (Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher):
http://www.tides.gc.ca/fra/station?sid=3280

Pour Trois-Pistoles (Parc naturel et historique de l’île aux Basques) :
http://www.tides.gc.ca/fra/donnees/tableau/2017/wlev_sec/3280

Et pour profiter au maximum de ces visites, n’ayez pas peur de vous mouiller les pieds!

Élisabeth Bossert

2 heures avant la marée haute à La Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher le 28 avril 2017 (Photo: Marcel Turgeon)
2 heures avant la marée haute à La Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher le 28 avril 2017 (Photo: Marcel Turgeon)
Marée haute de 6.25 mètres à La Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher le 28 avril 2017 (Photo: Marcel Turgeon)
Marée haute de 6.25 mètres à La Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher le 28 avril 2017 (Photo: Marcel Turgeon)
Berge inondée à La Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher le 11 juin 2017 (Photo: Marcel Turgeon)
Berge inondée à La Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher le 11 juin 2017 (Photo: Marcel Turgeon)
Oursins au Parc naturel et historique de l’île aux Basques (Photo: Héloïse LeGoff)
Oursins au Parc naturel et historique de l’île aux Basques (Photo: Héloïse LeGoff)
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