Venez participer à nos activités spéciales!

La Société Provancher organise plusieurs activités spéciales en cours d’année.  Certaines revêtent un caractère éducatif alors que d’autres sont plutôt d’ordre social ou même festif.

Il peut s’agir d’activités comme «Naturaliste d’un jour», des initiations à nos circuits de BaladoDécouvertes, des sessions de baguage d’oiseaux, ou encore la participation aux «Journées de la Culture». Elles sauront toutes vous intéresser.

Des groupes peuvent également être accueillis sur nos territoires pour des visites guidées.

Il faut en faire la demande au préalable. La Maison Léon-Provancher travaille en étroite collaboration avec la Société Provancher pour accueillir des groupes scolaires à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher.

Corneille d'Amérique Crédit-photo: Yvan Bédard

Qui sont les oiseaux noirs de l’Halloween??

Détails à venir sur cette activité familiale qui aura lieu de 11h00 à 16h00 à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher.

2017-2018

Visite du marais de Saint-Antoine-de-Tilly

Le samedi 4 août dernier, les Amis du marais de Saint-Antoine-de-Tilly ont organisé une visite de « leur marais » à l’intention des membres de la Société Provancher. Cette activité était l’occasion d’un rapprochement entre deux organismes partageant les mêmes valeurs et un intérêt manifeste pour le fleuve Saint-Laurent. Rappelons que le marais de Saint-Antoine-de-Tilly est un territoire linéaire de 12 km donnant accès au fleuve et situé juste en face de la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher de Neuville.

Lors de cette journée, les membres du conseil d’administration des Amis du marais de Saint-Antoine-de-Tilly ont été particulièrement accueillants. Tout comme l’ont été d’ailleurs les spécialistes recrutés pour assurer l’animation.

C’est M. Pierre Marchildon, président de l’organisme, qui a accueilli les participants au quai de la municipalité. Dans un premier temps, il a présenté l’historique et la mission de son organisme. Il a ensuite fait un survol des principales activités réalisées au cours des dernières années, dont le nettoyage des berges, l’embellissement de parcs, la présentation de conférences, l’inventaire d’oiseaux. Ce travail est appréciable considérant qu’il repose essentiellement sur du bénévolat et grâce aux liens tissés entre l’organisme et la municipalité de Saint-Antoine-de-Tilly.

M. Jacques Anctil, ornithologue du Club des ornithologues de Québec (COQ), a été le premier spécialiste à partager ses connaissances avec les participants. Cet excellent communicateur connaît bien cette portion du fleuve tant sur la rive sud que sur la rive nord ainsi que la richesse et la diversité des observations que l’on peut y faire.

Le grand héron est l’emblème des Amis du marais de Saint-Antoine-de-Tilly et nous avons pu en voir un individu en vol. Cette année, une douzaine de grands hérons fréquentent le marais qui leur offre une bonne aire d’alimentation. Au cours de notre visite, nous avons eu également la chance de voir quatre grandes aigrettes — dont la présence dans la région est inusitée — ainsi qu’un pygargue à tête blanche. Parmi les autres espèces observées à partir du quai, mentionnons le canard colvert et le goéland à bec cerclé. M. Anctil a insisté sur le fait que cette portion du fleuve constitue une voie de passage importante durant les migrations tant du printemps que de l’automne. Les intéressés sauront revenir le moment venu!

Mme Audrey Lachance du Bureau d’écologie appliquée (BEA) nous a ensuite entretenus sur les plantes rares de l’estuaire d’eau douce à saumâtre, dont font partie la gentiane de Victorin et la cicutaire de Victorin. Le marais de Saint-Antoine-de-Tilly est dominé par des plantes herbacées bien adaptées aux marées. Nous avons reconnu la berle douce, la sagittaire latifoliée, la zizanie naine et la pontédérie cordée pour n’en nommer que quelques-unes.

Le BEA est impliqué actuellement dans un chantier rassembleur visant à mieux connaître les berges de Saint-Antoine-de-Tilly. Les travaux qu’il y mène comprennent une évaluation des indices de qualité de la bande riveraine, un inventaire des espèces envahissantes, ainsi que l’élaboration d’un cahier de bonne conduite destiné aux propriétaires riverains et l’identification de mesures de correction. L’organisme prend à cœur ce travail qui sera déterminant dans le choix de ses futures actions de protection et de mise en valeur.

De son côté, M. François Caron, spécialiste en faune aquatique, a entretenu les participants sur l’état de santé du fleuve et sur les espèces de poissons qui y vivent (perchaude, barbotte, esturgeon, baret, poulamon, éperlan, etc.). Un bref historique a permis de comprendre l’importance de la pêche comme revenu d’appoint pour les fermiers à une certaine époque. La pêche au moyen de fascines et l’utilisation de lignes mortes à marée basse permettaient de capturer, entre autres, le bar rayé et l’esturgeon.

La construction de la voie maritime du fleuve Saint-Laurent dans les années 1950 et son entretien depuis ce temps ont grandement modifié la globalité de son écosystème. Parlant de l’habitat du poisson, M. Caron a souligné le succès de la réintroduction du bar rayé dans les années 1990. Cette espèce très abondante avait complètement disparu du fleuve peu de temps après la construction de la voie maritime. Il a terminé son exposé en mentionnant que l’arrivée d’espèces exotiques telles que la moule zébrée et la carpe asiatique méritaient également des suivis.

La visite a pris fin sous le chapiteau de la ferme La Rosée du matin alors qu’un pique-nique était gentiment offert par les Amis de Saint-Antoine-de-Tilly. Au menu, des produits locaux ont été servis et l’ambiance s’est avérée fort cordiale. Les représentants de la Société Provancher ont remercié leurs hôtes et ils ont annoncé une visite particulière de « leur marais » en 2019 afin de poursuivre ce bon voisinage.

Élisabeth Bossert

Marais de St-Antoîne de Tilly Photo: Élisabeth Bossert
Dîner sur le site de La Rosée du Matin Photo: Élisabeth Bossert

Activité scolaire à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher

Cette année, l’école Fernand-Séguin de Québec a souligné la fin de l’année scolaire le 20 juin, à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher.

Accompagnés de leurs professeurs et de parents, quelque 364 enfants du primaire ont fait deux circuits sur le territoire de la Réserve. Cet événement rassembleur était animé par l’équipe de naturalistes de la Maison Léon-Provancher en collaboration avec quatre bénévoles de la Société Provancher.

Lors de cette balade, les jeunes ont pu découvrir plusieurs habitats. Le circuit sur la digue et sur le sentier de la faune offrait cinq stations. Lors de ces arrêts, les naturalistes de la maison Provancher ont permis de faire de belles découvertes sur les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les insectes. De plus, les enfants sont toujours fascinés par la présence de mésanges à tête noire souvent très familières et ils ont été bien comblés. Les canards qui barbotaient au marais ont également attiré leur attention.

Quant aux bénévoles de la Société Provancher, ils ont accueilli les groupes sur le circuit menant au fleuve et en forêt. Ces groupes étaient en mode autonome et ils apprenaient à observer la nature autour d’eux, un carnet d’observation leur ayant été distribué auparavant. Des explications sur les marées et sur l’importance des chicots en forêt leur ont également été fournies. Quelques groupes ont même eu la surprise de voir des cerfs de Virginie qui n’étaient pas du tout farouches.

Même si on a eu droit à quelques gouttes de pluie à l’heure du lunch, la visite a permis de bien souligner la fin de l’année scolaire.

L’école Fernand-Séguin de Québec est une école primaire à vocation scientifique. Cet établissement vise à créer un milieu de vie reflétant une préoccupation pour les phénomènes scientifiques, tout en stimulant l’intérêt et la curiosité des jeunes envers ceux-ci. Fernand Séguin le disait dans ses mots : « On ne transmet pas une connaissance, on transmet un désir d’apprendre… ».

Pour en savoir davantage sur l’École Fernand-Séguin

Élisabeth Bossert

Arrivée des élèves de l'École Fernand-Séguin Photo: Élisabeth Bossert
Cerf de Virginie peu farouche Photo:Gilles Gaboury
Les chicots sont importants sur le territoire Photo: Élisabeth Bossert

Une activité de botanique

Une activité de botanique a eu lieu le dimanche 8 juillet 2018 à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher. Destinée aux membres de la Société Provancher et de FloraQuebeca, cette activité visait à faire connaître la flore de la Réserve.

C’est en compagnie de Mme Audrey Lachance (FloraQuebeca) et de M. Frédéric Coursol (Jardin botanique de Montréal) que les participants ont agréablement « botanisé » au cours de cette magnifique journée.

Le groupe de 20 personnes a d’abord fréquenté le littoral qui, à marée basse, a permis d’observer les espèces suivantes :
-la vergerette de Provancher;
-la spiranthe lustrée;
-la lysimaque ciliée;
-l’eupatoire perfoliée;
-l’hélénie d’automne;
-la cicutaire de Victorin;
-l’isoète de Tuckerman;
-l’ériaucolon de Parker;
-la salicaire commune;
-la berle douce;
-le lotier corniculé;
-la platanthère petite herbe.

Il a été particulièrement intéressant de voir l’organisation de toute cette végétation dans l’espace que ce soit au niveau du littoral supérieur, moyen ou inférieur du Saint-Laurent.

Par la suite, en milieu forestier, au sud du sentier de la vieille voie ferrée, les observations en milieu ombragé ont permis la reconnaissance de certaines fougères dont :
-la matteuccie fougère-à-l’autruche;
-l’athyrie fougère-femelle;
-l’onoclée sensible.

Lorsqu’on s’initie aux fougères, il faut être prêt à choisir un jargon particulier (fronde, segment, sore, spore, etc.) qui permet d’utiliser efficacement les clés d’identification des espèces. Ces plantes primitives gagnent à être connues et mériteraient une activité spéciale d’identification à elles seules!

Toujours en forêt, la présence de noyer cendré a été observée. Cet arbre est actuellement victime d’un chancre, soit le chancre du noyer cendré. Cette infection — dont un champignon est responsable — s’identifie par le liquide noirâtre s’écoulant au niveau du tronc. Le long du sentier de la vieille voie ferrée, des plantes grimpantes ont également retenu l’attention. Là, la vigne des rivages et la clématite de Virginie y poussent allègrement.

En remontant le ruisseau Desroches, des plantes plus avides de lumière étaient présentes. C’est le cas des espèces suivantes :
-la cicutaire maculée;
-du smilax herbacé;
-du pigamon pubescent;
-l’alpiste roseau;
-l’amphicarpe bractéolée;
-le physocarpe à feuille d’obier;
-du panais sauvage;
-la morelle douce-amère;
-la verge d’or.

C’est tout un éventail de plantes que les participants ont pu découvrir lors de cette journée. Le statut de protection de plusieurs plantes a été mentionné par nos spécialistes et cela a généré différents échanges dans le groupe. La Société Provancher suit l’évolution du statut de plusieurs espèces de plantes protégées sur ses territoires.

Concernant particulièrement la vergerette de Provancher, nous avons pris le temps avec Sophie Prayal-Brown qui est stagiaire à la Société Provancher, de bien la distinguer de la vergerette de Philadelphie. (Voir la fiche technique ci-dessous)

La Société Provancher remercie FloraQuebeca (cliquer pour en savoir plus) pour sa collaboration lors de cette activité. Durant l’activité, Mme Élisabeth Bossert a tenu à rendre un court hommage à Mme Gisèle Lamoureux dont nous avons appris le décès en juin dernier. Mme Lamoureux a été une des fondatrices de FloraQuebeca et elle était membre de la Société Provancher. Son travail avec le groupe Fleurbec s’avère remarquable et les guides de terrain édités par cet organisme sont toujours précieux. Elle aurait eu plaisir à être des nôtres sur le terrain, car elle affectionnait ces visites de partage de connaissances.

Élisabeth Bossert

La Fête de la Pêche… vous connaissez?

Encore cette année, la Société Provancher a collaboré avec la Maison Léon-Provancher (MLP) à la journée de la Fête de la Pêche, tenue à la Base de plein air de Sainte-Foy les samedi et dimanche 9 et 10 juin 2018.

C’est sous un soleil radieux qu’un grand nombre de participants, composés majoritairement de jeunes enfants (178) accompagnés de leurs parents, ont bénéficié d’informations données sous trois aspects. Dans un premier temps, des animateurs de la MLP présentaient des informations sur la canne à pêche, les techniques de pêche et l’anatomie du poisson. Après cette période d’une durée de 1,5 heure, ces pêcheurs en herbe — autant de garçons que de filles — se sont rendus accompagnés de leurs parents au site de pêche situé à l’est du lac Laberge. À cet endroit, les attendaient des bénévoles de la Société Provancher pour les aider à pratiquer les techniques apprises auparavant.

Pour ces jeunes pêcheurs, l’expérience commençait alors concrètement avec l’installation de l’appât, soit le ver de terre! On voyait bien qu’ils étaient fiers d’étrenner leur nouvel équipement. Comme bénévoles, nous  avons observé des situations très cocasses et avons pu voir une belle évolution des apprentissages chez ces nouveaux adeptes de la pêche. Et ce sont les perchaudes, barbottes, crapets-soleils et achigans à petite bouche qui ont fait les frais de cette expérience. Il fallait voir l’excitation des jeunes lors de leur première prise pour se rendre compte de la joie d’être là. Cette même excitation que nous voyons chez les parents nous faisait également voir que cette journée était exceptionnelle pour tous.

En participant à la Fête de la pêche, en plus de recevoir une canne à  pêche, nos jeunes ont eu droit à l’obtention gratuite de leur permis de pêche valide jusqu’à l’âge de 18 ans.

Un grand merci à tous les partenaires du programme Pêche en herbe (Fondation de la faune du Québec, Canadian Tire, ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs – MFPP) qui participent au développement de la relève et bravo à tous les parents accompagnateurs, ainsi qu’au nombreux bénévoles de la MLP et de la Société Provancher qui ont permis la réalisation de cette activité. Nous avons formé une équipe extraordinaire!

Louise Fortin
Bénévole à la Société Provancher

Les jeunes fiers de leur crapet-soleil Photo: E. Bossert
Jeune enthousiaste avec la plus grosse prise de la journée (assistance de Pascal Simard de la Maison Provancher) Photo: E. Bossert

Le baguage d’oiseaux : une activité hautement appréciée!

Dans sa volonté de rester en contact avec ses membres et d’en recruter de nouveaux, la Société Provancher organise chaque année diverses activités en nature. Le baguage d’oiseaux migrateurs à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher, à Neuville, fait partie des activités les plus populaires, et ce, depuis quelques années, grâce à la collaboration de bénévoles.

Cette année, l’activité s’est tenue dans la matinée du samedi 2 juin. Bien publicisée, l’activité visait les familles et les organismes intéressés par l’observation des oiseaux, sans oublier les visiteurs réguliers ou de passage au marais. Une attention particulière a été portée aux jeunes pour qu’ils puissent toucher ou prendre un oiseau sauvage dans leurs mains puis de le voir s’envoler.

L’activité comprenait la capture et le baguage des oiseaux, surtout des passereaux, et permettait de faire connaître un aspect de l’ornithologie qui est pratiqué par un nombre très restreint de personnes. Le responsable de cette activité, M. Réginald Ouellet, a préparé ce bref compte-rendu illustrant son déroulement.

Déroulement de la journée de baguage d’oiseaux

Arrivés vers les 6 h, mon frère André et moi, avons préparé le matériel de capture dont les tiges de métal pour fixer les filets, leurs bases et le nécessaire pour le baguage des oiseaux soit le formulaire pour la prise des notes biologiques, les bagues, divers instruments de mesure, etc.

L’arrivée de deux bénévoles d’expérience, MM. Gilles Gaboury et Pierre Fontaine, nous a permis d’installer quatre filets japonais aux dimensions de 6,9 m X 2,3 m dans une bande arbustive en friche, dominée par une jeune saulaie, quelques aulnes et des graminées. En arrière-plan, une forêt de transition dominée par plusieurs essences de taille intermédiaire (8-15 m) telles que le peuplier faux-tremble, le bouleau blanc, le sorbier et l’amélanchier, permettait aux oiseaux d’avoir un couvert plus sécuritaire.

Tous les filets ont été installés vers 7 h 15 de sorte que déjà les oiseaux avaient accès aux pièges. À la fin de l’avant-midi, les mêmes personnes ont aussi participé au démontage des filets et au rassemblement de l’ensemble des tiges de métal (16) et leurs bases (8). Beaucoup de précaution a été nécessaire pour réunir les ganses d’attache aux tiges de métal pour éviter que ces dernières ne s’emmêlent aux mailles des filets. Il faut penser à leur utilisation future afin de faciliter l’installation des filets sans problème une prochaine fois!

Du début à la fin de l’activité, les conditions climatiques ont été parfaites. Tôt en matinée, nous avions un ciel absent de nuages et un léger vent du nord-est (10-12 km/h) qui n’affectait que très peu le mouvement des filets. La température était fraîche avec 8 °C, mais elle était grimpée à environ 16 °C par la suite. C’est la température idéale pour faire le baguage des oiseaux.

Au total, 14 individus de 11 espèces ont été capturés. Parmi celles-ci, il y a eu deux recaptures d’années antérieures. Voici la liste des captures :

* Pic mineur (1 mâle);
* Viréo mélodieux (1 femelle);
* Moqueur-chat (1 mâle);
* Jaseur d’Amérique (1 mâle);
* Paruline jaune (1 mâle, 1 femelles);
* Vacher à tête brune (1 femelle);
* Oriole de Baltimore (1 femelle);
* Chardonneret jaune (1 mâle);
* Colibri à gorge rubis (2 femelles, non baguées ou échappées);
* Paruline flamboyante (1 mâle, non bagué ou échappé);
* Carouge à épaulettes (recapture : 1 femelle, baguée le 29 mai 2016);
* Viréo mélodieux (recapture : 1 femelle, baguée le 3 juin 2017).

Pour chaque oiseau capturé, des données spécifiques ont été recueillies. Outre l’identification de l’espèce, celles du sexe et de l’âge, ainsi que la longueur de l’aile, sans oublier de l’état du plumage et les conditions générales de l’oiseau ont été notées. Ces conditions comprennent le stade de développement des organes reproducteurs extérieurs : plaque incubatrice présente ou non sur la partie ventrale des femelles et chez certaines espèces chez les mâles (pics); la protubérance cloacale chez les mâles. Pour les femelles et les mâles, le développement est évalué sur une échelle de trois niveaux.

Remerciements de M. Ouellet

Je voudrais remercier toutes les personnes qui ont contribué au succès de notre activité. Mes remerciements s’adressent d’abord à Mme Élisabeth Bossert qui a fait les démarches pour publiciser l’activité et réunir l’équipe dévouée de bénévoles. Mes remerciements vont aussi à Mmes Axelle Dudouet et Katja Culhuac m’ayant assisté à la table de baguage pour noter les données biologiques ainsi que les numéros des bagues. Je ne voudrais pas oublier les surveillants des filets et démailleurs des oiseaux capturés, MM. André Ouellet, Gilles Gaboury et Pierre Fontaine, qui ont patrouillé et apporté les oiseaux pour être bagués. Je remercie également Mme Sophie Prayal-Brown pour l’excellence et la qualité des photos prises à différents moments soit sur le site des installations ainsi qu’à la table de baguage lorsque des oiseaux étaient apportés. Mmes Louise Fortin et Chantal Leblanc ont aussi apporté leur contribution en accueillant le public et en l’initiant à l’ornithologie. Enfin, je remercie toutes les personnes et leurs enfants, souvent anonymes, qui se sont déplacées et qui ont suivi avec intérêt cette opération annuelle de baguage.

À vous tous et toutes, BRAVO ET MERCI.

Réginald Ouellet

Jaseur d'Amérique Mensuration de l'aile Photo:Sophie Prayal-Brown

Le thème des chauves-souris toujours d’intérêt

C’est en cette belle journée ensoleillée du 19 mai 2018, que l’activité « Des chauves-souris dans les greniers? Pourquoi? » a eu lieu à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher. Presque 200 personnes sont venues s’informer au sujet des chauves-souris. Cette activité a été offerte dans le cadre d’un projet d’amélioration des dortoirs artificiels destinés aux chauves-souris et subventionné par Mountain Equipment Co-op (MEC), la banque TD et la Fondation de la faune du Québec dans le cadre du projet « Dynamiser les parcs naturels » du Fonds-Nature Madeleine-Auclair qu’elle administre.

L’activité était divisée en deux parties. La première s’adressait au public en général et traitait des caractéristiques des maternités de chauves-souris. Cet élément a été présenté par Mme Amélie Fontaine, étudiante au doctorat à l’Université McGill et M. Michel Lepage, biologiste retraité et secrétaire de la Société Provancher. Pour visualiser les travaux en cours à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher, le public était invité à aller voir les abris expérimentaux installés  en 2017 et 2018 sur le terrain ainsi que le panneau de vulgarisation scientifique qui y est associé.

La deuxième partie était destinée aux jeunes et contenait plusieurs petites animations,  tels qu’un questionnaire « vrai ou faux », une démonstration de nichoirs de chauves-souris et un jeu d’enfants sur l’alimentation des chauves-souris. L’équipe responsable de l’animation était formée de Mme Sophie Prayal-Brown, stagiaire de la Société Provancher et de la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN), M. William Bélanger du Bureau d’écologie appliquée (BEA) et M. Justin Boissinot bénévole de la Société Provancher. Les trois animateurs ont eu un plaisir à recevoir les visiteurs pour les informer, démystifier et renforcer leurs connaissances sur l’alimentation et les abris des chauves-souris.

Plusieurs personnes ont démontré un intérêt dans la construction ou l’adaptation d’un abri à chauves-souris. Avec l’abri construit par William et ceux fournis par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP), nous avons pu expliquer aux visiteurs les caractéristiques des dortoirs qui sont recherchés par les chauves-souris, ainsi que les ajustements qui peuvent être faits aux abris traditionnels et commerciaux pour qu’ils soient plus efficaces compte tenu du climat du Québec. Le jeu de pêche « Au menu des chauves-souris » a eu un vif succès auprès des jeunes.  Les enfants de 4 à 12 ans ont appris sur l’alimentation insectivore des chauves-souris en pêchant leurs proies les plus communes.

La Société Provancher et la FQPPN sont très satisfaites de cette activité préparée conjointement sur les chauves-souris. La journée a été l’occasion de faire également la promotion des deux organismes dont les missions en conservation et en éducation sont complémentaires.

Merci à Mme Élisabeth Bossert, ainsi qu’à MM. Pierre Fontaine et Robert Patenaude, bénévoles de la Société Provancher, qui ont assuré l’accueil du public durant la journée.

 

Mme Sophie Prayal-Brown, pour la Société Provancher

Présentation d'un nichoir à chauve-souris. Photo : Élisabeth Bossert.
William Bélanger présente des modèles de nichoirs. Photo : Élisabeth Bossert.
Interprétation sur les chauves-souris au Marais-Léon-Provancher, mai 2018. Photo : Élisabeth Bossert.
Animation sur les chauves-souris, Marais-Léon-Provancher,19 mai 2018. Photo : Élisabeth Bossert.

Visite de la collection des trésors de Léon Provancher
27 avril 2018

Des remerciements pour la visite des trésors de Léon Provancher

Nous désirons remercier nos hôtes, M. Jean-Marie Perron et Mme Gisèle Wagner, de nous avoir accueillis à l’Université Laval, le 27 avril dernier dans le « sanctuaire » dédié à l’œuvre de l’abbé Provancher (1820-1892).

Merci également à vous tous qui êtes venus non seulement voir les trésors, mais également entendre la présentation de nos experts. Nous avons apprécié votre ponctualité, votre grand intérêt et votre respect envers ces lieux uniques à valeur patrimoniale et scientifique.

En début de visite, Mme Wagner nous a précisé les caractéristiques nécessaires à la conservation des collections présentes : l’atmosphère contrôlée, l’isolation des murs, l’importance du taux d’humidité, la sécurité des lieux, la quarantaine obligatoire pour les nouveaux spécimens, le tout selon les normes muséales actuelles.

Puis, grâce à l’expertise et à la passion de M. Perron, nous avons appris les différentes étapes de la vie de l’abbé Provancher, de sa naissance à sa mort, ses recherches et différentes anecdotes concernant son sacerdoce.

Selon M. Perron, l’abbé Provancher était un personnage qui « brassait » et indisposait! On se souviendra de son idée de vendre des bancs d’église du Seigneur à l’époque. Nous avons également découvert que l’abbé Provancher savait profiter de ses voyages pour poursuivre ses découvertes en botanique et en entomologie. Il a été autodidacte et le premier à développer au Québec des collections précieuses pour notre mémoire. Ses nombreuses publications permettent aux chercheurs du monde entier de s’y référer encore aujourd’hui.

L’abbé Provancher a été auteur puis éditeur. En 1868, il fondait la revue scientifique Le Naturaliste canadien qui est la plus ancienne revue scientifique francophone en Amérique du Nord. Cette année, cette revue scientifique célèbre ses 150 ans.

Mme Wagner a poursuivi la visite en nous présentant certaines histoires d’animaux naturalisés de la collection de l’Université Laval. Nous nous souviendrons de l’histoire d’un certain M. Bédard et des ours polaires abattus, le récit du kakapo, cet oiseau incapable de voler de la Nouvelle-Zélande et des poules Chantecler. Cette poule canadienne de race souffre moins de l’hiver avec sa poitrine dodue, ses plumes  blanches serrées, n’ayant pas ou peu de crête. Les nombreux animaux naturalisés représentant plusieurs espèces ont bien attiré notre attention.

Nous étions une vingtaine de personnes captivées qui n’avons pas vu passer les 90 minutes allouées à chacune des présentations.

Encore merci à nos hôtes et guides chevronnés et très enthousiastes, Mme Gisèle Wagner et M. Jean-Marie Perron, de nous avoir partagé leur passion.

Mme Louise Fortin, organisatrice de l’événement
Comité des activités éducatives de la Société Provancher

Visite de la collection Léon-Provancher 27 avril 2018, Université Laval. Photo: Louise Fortin
Visite de la collection Léon-Provancher 27 avril 2018, Université Laval. Photo: Louise Fortin
Visite à l'Université Laval en compagnie de Gisèle Wagner. Photo: Louise Fortin
Visite à l'Université Laval en compagnie de Gisèle Wagner. Photo: Louise Fortin