La vergerette de Provancher était au rendez-vous!

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Une activité de botanique a eu lieu le dimanche 8 juillet 2018 à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher. Destinée aux membres de la Société Provancher et de FloraQuebeca, cette activité visait à faire connaître la flore de la Réserve.

C’est en compagnie de Mme Audrey Lachance (FloraQuebeca) et de M. Frédéric Coursol (Jardin botanique de Montréal) que les participants ont agréablement « botanisé » au cours de cette magnifique journée.

Le groupe de 20 personnes a d’abord fréquenté le littoral qui, à marée basse, a permis d’observer les espèces suivantes :
-la vergerette de Provancher;
-la spiranthe lustrée;
-la lysimaque ciliée;
-l’eupatoire perfoliée;
-l’hélénie d’automne;
-la cicutaire de Victorin;
-l’isoète de Tuckerman;
-l’ériaucolon de Parker;
-la salicaire commune;
-la berle douce;
-le lotier corniculé;
-la platanthère petite herbe.

Il a été particulièrement intéressant de voir l’organisation de toute cette végétation dans l’espace que ce soit au niveau du littoral supérieur, moyen ou inférieur du Saint-Laurent.

Par la suite, en milieu forestier, au sud du sentier de la vieille voie ferrée, les observations en milieu ombragé ont permis la reconnaissance de certaines fougères dont :
-la matteuccie fougère-à-l’autruche;
-l’athyrie fougère-femelle;
-l’onoclée sensible.

Lorsqu’on s’initie aux fougères, il faut être prêt à choisir un jargon particulier (fronde, segment, sore, spore, etc.) qui permet d’utiliser efficacement les clés d’identification des espèces. Ces plantes primitives gagnent à être connues et mériteraient une activité spéciale d’identification à elles seules!

Toujours en forêt, la présence de noyer cendré a été observée. Cet arbre est actuellement victime d’un chancre, soit le chancre du noyer cendré. Cette infection — dont un champignon est responsable — s’identifie par le liquide noirâtre s’écoulant au niveau du tronc. Le long du sentier de la vieille voie ferrée, des plantes grimpantes ont également retenu l’attention. Là, la vigne des rivages et la clématite de Virginie y poussent allègrement.

En remontant le ruisseau Desroches, des plantes plus avides de lumière étaient présentes. C’est le cas des espèces suivantes :
-la cicutaire maculée;
-du smilax herbacé;
-du pigamon pubescent;
-l’alpiste roseau;
-l’amphicarpe bractéolée;
-le physocarpe à feuille d’obier;
-du panais sauvage;
-la morelle douce-amère;
-la verge d’or.

C’est tout un éventail de plantes que les participants ont pu découvrir lors de cette journée. Le statut de protection de plusieurs plantes a été mentionné par nos spécialistes et cela a généré différents échanges dans le groupe. La Société Provancher suit l’évolution du statut de plusieurs espèces de plantes protégées sur ses territoires.

Concernant particulièrement la vergerette de Provancher, nous avons pris le temps avec Sophie Prayal-Brown qui est stagiaire à la Société Provancher, de bien la distinguer de la vergerette de Philadelphie. (Voir la fiche technique ci-dessous)

La Société Provancher remercie FloraQuebeca (cliquer pour en savoir plus) pour sa collaboration lors de cette activité. Durant l’activité, Mme Élisabeth Bossert a tenu à rendre un court hommage à Mme Gisèle Lamoureux dont nous avons appris le décès en juin dernier. Mme Lamoureux a été une des fondatrices de FloraQuebeca et elle était membre de la Société Provancher. Son travail avec le groupe Fleurbec s’avère remarquable et les guides de terrain édités par cet organisme sont toujours précieux. Elle aurait eu plaisir à être des nôtres sur le terrain, car elle affectionnait ces visites de partage de connaissances.

Élisabeth Bossert

Thélyptère de New York Crédit: Elisabeth Bossert
Lotier corniculé Crédit: Elisabeth Bossert
La vergerette de Provancher Crédit: Ellisabeth Bossert
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Le banc de sable de l'Île aux Basques. Crédit photo: Jean TremblayBrouillard à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher (Photo: yvanbedardphotonature.com)