Observations sur le comportement des orignaux de l’île aux Basques

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Mise en contexte

Fin juillet 2020 à l’île aux Basques, lors de la corvée bénévole, nous étions huit personnes pour orchestrer la première phase des aménagements à réaliser. J’avais aussi comme rôle de documenter le comportement des orignaux présents sur l’île. Oui, vous avez bien lu! Il n’y a pas qu’un seul orignal à l’île cette année. Quatre ont été vus à deux reprises, en juillet et septembre. Personnellement, j’ai eu la chance d’en observer trois en juillet : une grande femelle et deux plus jeunes pour être plus précis. Je vais vous faire un court récit mes observations et expériences vécues en leur compagnie, ainsi que quelques questionnements et commentaires.

Quelques notions sur l’orignal

L’orignal, le « roi de nos forêts » comme on aime le surnommer, est l’un des grands mammifères herbivores du Québec avec le caribou et le cerf de Virginie. Pour donner une idée de sa taille, un mâle adulte peut atteindre les 600 kg. L’orignal est aussi un maître-nageur et plongeur. Son régime alimentaire comporte à la fois des végétaux terrestres et aquatiques. Enfin, son habitat de prédilection est la forêt boréale et il aime bien fréquenter les abords des plans d’eau. Fait intéressant, son odorat et son ouïe sont très développés, contrairement à sa vision.

Mes premières observations

Avec ces informations en tête, j’explore l’île à leur recherche toute la semaine durant. Mon premier site d’observation privilégié est l’étang d’eau douce au centre de l’île. Je repère des pistes fraîches plusieurs jours d’affilée pointant vers le centre du plan d’eau ainsi que des broutements en périphérie de l’étang. Cela montre que l’étang est un site de prédilection pour se rafraîchir lors des chaudes journées d’été. En effet, l’orignal est un animal qui tolère plus ou moins bien les grosses chaleurs.

Par la suite, je repère à plusieurs endroits des signes de broutements, parfois minimes, parfois intensifs. Pendant que je me questionnais sur la capacité du milieu à supporter les impacts causés par trois ou quatre orignaux, voire un seul, je finis par tomber nez à nez avec une femelle, la plus âgée des trois que j’ai vus. Je me fais le plus rassurant possible puis je m’assois pour l’observer et la photographier (en mode silencieux) tout en attendant qu’elle retourne à son va-et-vient quotidien. Après une demi-heure, elle finit par quitter les lieux, rassurée.

La persévérance paye toujours

Je poursuis la route en montée et je tombe encore une fois sur des signes de broutements intensifs. Finalement, j’arrive dans une clairière servant probablement de lieu de repos. Plus tard, j’aperçois deux orignaux, plus jeunes que la femelle vue précédemment. Ceux-ci quittaient le fameux point d’eau mentionné plus tôt.

C’est ainsi, qu’en cinq jours d’exploration, je parviens à mieux comprendre les faits et gestes de ces bêtes majestueuses. Une deuxième question m’est venue à l’esprit : les orignaux présents à l’île aux Basques étant manifestement d’âge différent, quel est le rapport entre ceux-ci? Sont-ils apparentés? Sont-ils venus indépendamment, à des années différentes? Qu’en pensez-vous?

Enfin, j’espère que mon récit vous a plus et que vous avez appris quelques faits intéressants. J’espère également vous avoir motivés à venir visiter notre territoire unique lors de sa réouverture en 2021!

En terminant, je vous invite à cliquer sur ce lien pour plus de photos prises sur les territoires de la Société Provancher.

Frédérick Létourneau, stagiaire à la Société Provancher, ornithologue et photographe

Photo à la une : Frédérick Létourneau.

En demeurant assis sans faire de bruit, j’ai pu profiter du moment pour réaliser ce gros plan au téléobjectif. Photo : Frédérick Létourneau.
Une femelle marchant lentement dans la clairière. Photo : Frédérick Létourneau.
Échange de regards! Photo : Frédérick Létourneau.
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