Coupe d’arbres à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher

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Depuis l’automne 2018, des travaux d’abattage d’arbres sont réalisés à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher par nos bénévoles. Ces travaux visent la préservation de l’intégrité de la digue, le long du marais. En ce sens, ils font suite à une recommandation de Canards Illimités Canada, l’organisme responsable de la construction de la digue entreprise au milieu des années 1990.

Pourquoi procéder à cet abattage?

Tout le long de la digue, les arbres de plus de 15 cm de diamètre présentent un danger potentiel pour sa solidité et son étanchéité. Un premier facteur de risque survient lorsque les arbres matures meurent. Par conséquent, le pourrissement de leurs racines peut causer un chemin pour l’infiltration de l’eau à travers la digue. Un second facteur survient lors de la chute d’arbres produite par des vents violents. Leur déracinement pourrait ainsi créer une brèche et, conséquemment, fragiliser la digue.

Au cours d’une période s’échelonnant sur trois ans, nous prévoyons abattre environ 500 arbres. Après avoir identifié les arbres à éliminer, les travaux d’abattage ont donc commencé au cours de l’automne 2018 et se sont poursuivis à l’hiver 2019. Déjà, 180 arbres ont été coupés.

Quels sont les arbres visés par cet abattage?
Coupe de bois à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher. Photo: Marcel Turgeon
Coupe de bois à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher. Photo: Marcel Turgeon
Coupe de bois à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher. Photo: Marcel Turgeon
Empilement des arbres coupés sur la digue. Photo: Marcel Turgeon

On enlèvera ainsi quelques cerisiers de Pennsylvanie, pommiers et peupliers, mais surtout des érables à Giguère et des frênes blancs.

Bien qu’il soit une espèce indigène au Canada, l’érable à Giguère peut parfois devenir une espèce envahissante au Québec. C’est le cas notamment sur la digue, en pourtour du marais. De là, il y a nécessité de couper ces arbres.

Quant au frêne blanc — que l’on trouve aussi en grande quantité —, on s’attend malheureusement à ce qu’il soit attaqué par l’agrile du frêne d’ici quelques années. La présence de cet insecte ravageur est maintenant confirmée dans la région de Québec. Comme son déplacement se fait à raison d’environ 10 km par année, il est fort probable que les frênes présents au Marais-Léon-Provancher seront attaqués dans un avenir plus ou moins rapproché. Et ils devront alors être abattus.

On pourrait bien se désoler de la perte de toute cette couverture végétale. Cependant, une fois ces grands arbres enlevés, l’ensoleillement permettra le développement d’essences à croissance moins rapide, jusqu’ici présentes sous couvert. Gardons toutefois à l’esprit que dès qu’ils auront atteint un diamètre de 15 cm, ils feront à leur tour l’objet d’une coupe.

Marcel Turgeon et Pierre Fontaine

Photo à la une: Marcel Turgeon

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