La mycologie au printemps

Accueil / Activités éducatives / La mycologie au printemps

Le printemps est la saison des découvertes. Dès le début d’avril, alors que le soleil réchauffe la terre, la vie cachée sous la neige réapparaît. Et les champignons ne sont pas non plus en reste. Nous vous présentons ici un texte qui vous offre d’explorer un monde qui, pour plusieurs, est méconnu. C’est celui de la mycologie, la science de la connaissance des champignons. L’auteur, Joël Caux, est un connaisseur enthousiaste de cette activité que l’on peut même pratiquer tout près de chez soi.


La mycologie, ça vous dit quelque chose?

La mycologie, science fascinante qui étudie les champignons, gagne du terrain dans les communautés du Québec. De plus en plus de personnes, que ce soit pour la comestibilité, ou tout simplement pour admirer leur beauté et tenter de les identifier, s’adonnent aux agréables moments que procure la mycologie. Ainsi, en cette période de distanciation sociale, quoi de mieux que de partir marcher à la découverte d’un monde mystérieux et omniprésent. Sans se rendre bien loin, il est facile de voir que la solitude n’existe pas avec les champignons! Sous vos pieds en forêt, dans l’air que vous respirez, à l’intérieur des animaux, des arbres morts et vivants ou sur votre parterre, ils sont partout. À vous maintenant de les trouver et d’élucider leurs mystères!

Une activité à la portée de tous…

Durant les mois de mai et juin, beaucoup de paniers de récolte de mycologue amateur sortent du placard pour repartir en forêt. Et pourquoi ne pas amener les enfants, car les couleurs de certaines espèces sauront attirer leurs regards! Sur les arbres morts, debout ou couchés, à travers les feuilles au sol, il faut regarder partout autour de soi. Nul besoin d’être pressé toutefois! Vous aurez peut-être la chance de rencontrer plusieurs espèces à cette période : les pézizes (la pézize écorce d’orange par exemple), les gyromitres (le gyromitre commun, en forme de cerveau), les très convoitées morilles (noires et blondes), et beaucoup plus!

Mais la prudence s’impose!

Mise en garde toutefois pour la comestibilité des champignons! Il ne faut jamais manger un champignon lorsque son identification n’est pas sûre à 100 %. De là l’importance de distinguer les espèces sosies et toxiques des espèces comestibles! Par exemple, le gyromitre commun, espèce considérée toxique, pourrait être confondu avec une morille pour un œil débutant en mycologie.

Mange-t-on le champignon ou son fruit?

Rappelons-nous que ce que nous cueillons et appelons « champignon » n’est qu’en fait le fruit de celui-ci, à la manière d’une pomme pour un pommier. La fructification, nommée communément sporophore en mycologie, provient d’un vaste réseau de filaments blancs (mycélium), cachés de la lumière du soleil dans le substrat sur lequel il pousse. Une fois le printemps passé, l’abondance en champignon connaîtra un pic dès le mois d’août, si la pluie le permet bien sûr. Soyez donc prêts! Beaucoup de nouvelles « myconnaissances » et de découvertes vous attendent, et peut-être même une passion!

Pour en apprendre plus…

Heureusement, beaucoup d’ouvrages et groupes Facebook sont désormais accessibles. Parmi les guides d’identification, je vous recommande la nouvelle édition du livre de Raymond McNeil : Le grand livre des champignons du Québec et de l’est du Canada. C’est un ouvrage qui saura répondre aux questions tant des débutants que des mycologues confirmés. On dit de ce livre qu’il est devenu, au fil des ans, l’ouvrage de référence par excellence.

Il est également possible de consulter le site de Mycoquébec.org pour aider à l’identification de vos trouvailles.

Joël Caux, mycologue amateur

Photo à la une : Alexandre Caron

Au printemps, plusieurs espèces de champignons sauvages apparaissent dans nos forêts. L'étude de la mycologie peut nous aider à les mieux connaitre et les apprécier. Il faut toutefois être prudent. Le gyromitre commun peut être confondu avec un excellent champignon, la morille. Photo : Dany Vallières.
Le gyromitre commun : une espèce parfois confondue avec les morilles. Photo : Dany Vallières.
La mycologie est un passe-temps à la portée de tous. Apprendre à reconnaitre les champignons qui se trouvent près de nous est gratifiant. Admirez ici la magnifique couleur de la cézine écorce d'orange. Photo : Joël Caux.
Pézize écorce d'orange (Caloscypha fulgens), magnifique champignon printanier. Photo : Joël Caux.
Une séance de cueillette de champignons permet parfois de ramener plusieurs espèces. Le spécialiste de la mycologie,Joël Caux, est à l'oeuvre pour identifier la récolte. Parc national de la Jacques-Cartier. Photo : xxx.
Activité de mycologie dans le Parc national de la Jacques-Cartier, animé par Joël Caux. Photo : Étienne Belles-Isles.
La verpe de Bohême est une espèce de champignons ressemblant à la morille. La mycologie offre bien des surprises!
Verpe de Bohême (Verpa bohemica), une espèce printanière ressemblant aux morilles. Photo : Joël Caux.
Articles associés

Laisser un commentaire