Ornithologie printanière à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher

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Après plus de deux mois de fermeture au public, la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher de Neuville est accessible depuis le 20 mai 2020. C’est avec un très grand enthousiasme que de nombreux ornithologues, photographes et randonneurs y sont venus en cette journée très ensoleillée, et ce, dès l’aube! Frédérick Létourneau était de ceux-là. Cet ornithologue et photographe nous parle de sa passion. Il est donc question ici d’ornithologie printanière à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher, un lieu qu’il affectionne particulièrement.

Saluons la réouverture de la Réserve!

Étant un étudiant en biologie, un ornithologiste amateur et un photographe, je me suis donné pour mission de documenter l’évolution de la faune de la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher, et tout particulièrement la faune aviaire, du printemps jusqu’à la fin de l’été. Dans le présent article traitant d’ornithologie, je prête une attention particulière aux secteurs autres que la digue, donnant sur le principal point d’eau de la Réserve, soit le marais Léon-Provancher. Ainsi, je présente ici un bref récit de mes observations sur les battures du fleuve et les sentiers parallèles à celles-ci.

Visitons les sentiers de la Réserve!

Dans les nombreux sentiers perpendiculaires et parallèles au sentier de la Vieille voie ferrée, j’ai observé l’arrivée de plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs. Par exemple, la fameuse paruline à croupion jaune, se comptant par dizaines. Sur la première photo, on peut voir un beau mâle fort curieux.

Une autre belle expérience est ma rencontre avec le tyran tritri (deuxième photo), de passage pour l’été.

Puis, dans ces mêmes sentiers, plusieurs autres espèces fortement différentes les unes des autres peuvent aussi être observées, notamment la grive fauve, la paruline masquée et le bruant à couronne blanche.

Et que dire des battures du fleuve!

Je change complètement de secteur pour vous amener sur les battures du fleuve Saint-Laurent. J’ai passé plusieurs jours dans ce secteur pour pouvoir documenter l’arrivée des premières espèces d’oiseaux limicoles et pélagiques. À mon grand bonheur, plusieurs espèces sont déjà arrivées. J’ai observé par exemple le magnifique pluvier kildir illustré sur la troisième photo. Aussi, rencontre tout aussi mémorable, le retour de l’élégant grand chevalier (quatrième photo). De plus, j’ai observé plusieurs autres espèces tout aussi intéressantes, comme la bernache du Canada, l’oie des neiges, le petit chevalier, ainsi que le chevalier grivelé.

Profitez de la Réserve vous aussi!

Évidemment, je ne cherche pas ici à donner une liste exhaustive des espèces que j’ai observées, mais plutôt un avant-goût de ce qui vous attend lors de votre prochaine sortie à la Réserve.

J’espère donc vous avoir donné le goût d’explorer un peu plus en profondeur le territoire qui vous est offert. Je tiens à rappeler qu’il est impératif de respecter en tout temps les animaux et plus particulièrement les oiseaux, puisque la période de nidification de plusieurs espèces est commencée, et qu’un dérangement pourrait occasionner des conséquences désastreuses comme l’abandon d’un nid.

Frédérick Létourneau, stagiaire à la Société Provancher

Cliquer ici pour d’autres photos prises sur les territoires de la Société Provancher.

Photo à la une : Yvan  Bédard

La paruline à croupion est la première espèce de cette belle famille de petits oiseaux très colorés, à arriver au Québec au printemps. On la voit alors partout à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher.
Paruline à croupion jaune. Photo : Frédérick Létourneau.
Le chant de ce bel oiseau noir et blanc lui a valu son nom : le tyran tritri. Il fréquente assidûment le marais Léon-Provancher où il y construit son nid.
Tyran tritri. Photo : Frédérick Létourneau.
Le pluvier kildir fait partie de la famille des limicoles. On le reconnait à ses deux colliers bruns et à son chant caractéristique qui lui a valu son nom.
Pluvier kildir. Photo : Frédérick Létourneau.
Le grand chevalier fait partie de la famille des limicoles. On le reconnait facilement à ses grandes pattes jaunes. À la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher, on peut l'oberver sur les battures, et parfois autour du marais plus au nord.
Grand chevalier. Photo : Frédérick Létourneau.
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Joyeuse corvée de bénévolat au Parc naturel et historique de l’Île aux Basques en septembre 2019. Photo : Gilles Gouin.