Une première opération de baguage de la bécasse d’Amérique

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Grâce à l’appui de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, la Société Provancher et le Club des bécassiers du Québec (CBQ) ont réussi à faire une première opération de baguage de la bécasse d’Amérique à la réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher, située à Neuville.

Un travail en plusieurs étapes

En octobre 2021, une visite de bénévoles accompagnés d’un chien d’arrêt spécialisé avait confirmé la présence de bécasses d’Amérique sur le territoire. Cela a permis de mieux orienter les recherches de nids du printemps 2022.

Le 20 mai 2022, lors d’une visite matinale sur le terrain, un nid contenant 4 œufs a été trouvé par  Jean Lahaie et son chien Aki, un griffon Korthals de 5 ans, accompagnés de Philippe Arsenault. C’était motivant pour la suite des choses! De son côté, Denis Verville, un autre bécassier du CBQ, réussissait à faire plusieurs clichés de bécasses. Cela a représenté un bel exemple de chasse photographique.

Le baguage des oisillons : une opération délicate!

Après le 20 mai, un suivi régulier et attentionné du nid a été fait par Philippe Arsenault et Jean Berselli, deux bénévoles de la Société Provancher. Il fallait vérifier la couvaison et l’éclosion des petits afin d’orchestrer le baguage des oisillons. La bécasse d’Amérique est un oiseau furtif dont le camouflage est efficace. Le piétinement des nids ou des oisillons constitue un risque dans pareille opération. Jean Berselli et Philippe Arsenault ont donc documenté toute cette évolution à l’aide de photos. Cela a permis de planifier le baguage pour le 29 mai.

Il fallait faire le baguage par beau temps. Un seul poussin a été attrapé, puis bagué par Jean Lahaie. En mesurant la longueur du bec, ici 26 mm, on a pu déterminer l’âge de l’oisillon à 6 jours. Les petits naissent avec un bec de 14 mm,  soit une croissance de 2 mm par jour. Il ne fallait pas tarder à procéder au baguage, car les petits grandissent rapidement. Ils deviennent ainsi très agiles et leur capture s’avère alors difficile. Nous avons environ 15 jours pour tenter de les capturer après la naissance. Par conséquent, ils sont vite autonomes et auront tôt fait de quitter le territoire.

Des retombées intéressantes au projet

Les données prises sur le terrain lors de ces visites aident la Société Provancher à améliorer ses connaissances de l’habitat de la bécasse d’Amérique sur le territoire de la réserve. De plus, en 2023, le Club des bécassiers du Québec compte former de nouveaux bagueurs en partenariat avec la Société Provancher. À ce jour, l’organisme compte sur la collaboration de 17 bagueurs pour tout le Québec et environ 140 bécasses sont baguées chaque année.

Merci aux bénévoles impliqués

Ce projet fort intéressant repose entièrement sur le travail des bénévoles du Club des bécassiers du Québec et de la Société Provancher. Nous tenons à les remercier pour tous les efforts déployés dans ce projet. Ces remerciements s’adressent ainsi à Steve Audet, Gilles Champagne, Jean Lahaie, Denis Verville du Club des bécassiers du Québec ainsi qu’à Philippe Arsenault, Jean Berselli, Élisabeth Bossert, Roch Joncas, Brigitte Gagnon et Anne Lambert de la Société Provancher.

Élisabeth Bossert, bénévole, responsable des activités éducatives

Photo à la une : Philippe Arsenault

Denis Verville, bécassier et son chien d'arrêt spécialisé Photo: Élisabeth Bossert
Nid avec oeufs de bécasse d'Amérique Photo: Philippe Arsenault
Bécasse d'Amérique sur son nid Photo: Jean Berselli
Baguage d'un oisillon de six jours de bécasse d'Amérique Photo: Philippe Arsenault
Chasse photographique de bécasse d'Amérique Photo: Denis Verville
Élisabeth Bossert de la Société Provancher accompagnée de Jean Lahaie, Denis Verville et Steve Audet du Club des bécassiers du Québec Photo: Philippe Arsenault
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Parc naturel et historique de l'Île-aux-Basques. Crédit photo: Yvan BédardNaturaliste Canadien 146 1 tr 1