La campagne de financement 2018-2020 de la Société Provancher

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Campagne de financement 2018-2020 de la Société Provancher

La Société Provancher célèbre, en 2019, son 100e anniversaire, ce qui en fait l’une des plus anciennes sociétés d’histoire naturelle en Amérique. C’est dans ce contexte qu’elle tient sa campagne de financement 2018-2020. S’étalant sur 2 ans,  cette initiative constitue une première dans l’histoire de la Société. La campagne de financement vise à recueillir 500 000 $ en dons provenant d’une vaste gamme d’acteurs.

La Société a choisi de lancer cette première campagne de financement afin de réaliser un projet majeur d’aménagement, soit la réfection et la modernisation écologique des installations du Parc naturel et historique de l’Île aux Basques. Les sommes ainsi recueillies viendront s’ajouter aux subventions actuellement sollicitées auprès de différentes sources. Les travaux à réaliser sont les suivants :

  • Amélioration de la performance environnementale :
    1. Meilleur approvisionnement en eau (diverses solutions à l’étude : eau de pluie, eaux de surface, eaux souterraines);
    2. Meilleur traitement des eaux usées (diverses solutions à l’étude : compostage, filtration biologique, etc.);
    3. Réduction de l’utilisation du gaz propane : installation de panneaux solaires pour la réfrigération et l’éclairage écologique.
  • Réfection et amélioration des hébergements tout en conservant leur caractère rustique :
    1. Amélioration de la sécurité sur les galeries des chalets;
    2. Installation d’un foyer encastrable à combustion lente au chalet Provancher pour réduire la consommation de bois et les pertes de chaleur;
    3. Réaménagement du dortoir du chalet Joseph-Matte pour augmenter son attractivité auprès des familles, tout en conservant l’offre pour les groupes scolaires;
    4. Améliorations pour le mobilier et le rangement;
    5. Installation de douches écologiques dans les trois chalets (à l’étude, dans la mesure où l’eau sera en quantité suffisante);
    6. Autres travaux urgents et nécessaires.
  • Réfection du Centre d’interprétation et exposition :
    1. Toiture à refaire;
    2. Nouvelle exposition permanente en remplacement de l’actuelle qui a dépassé sa durée de vie utile.
  • Production et installation d’une nouvelle signalisation à l’entrée du Parc et dans les sentiers;
  • Réfection des monuments du Parc et de celui des îles Razade;
  • Remplacement des moteurs du bateau de la Société, le Léon Provancher, à la fin de leur vie utile.

Cette démarche s’inscrit dans une période particulièrement dynamique pour la Société. Les efforts consacrés par ses bénévoles au cours des dernières années ont permis l’embauche d’une ressource permanente, laquelle favorise la réalisation des divers projets de la Société et l’établissement de partenariats solides.

La Société œuvre actuellement à la réfection d’infrastructures et à l’aménagement d’un nouveau pavillon d’accueil à la Réserve naturelle du Marais-Léon-Provancher, et ce, grâce à des partenariats concrets avec la Ville de Neuville et Canards Illimités Canada. D’autres partenariats sont également en élaboration afin de permettre la réalisation des travaux prévus à l’île aux Basques.

Il va donc sans dire que notre centenaire offre une formidable occasion de démontrer l’élan de la Société. Nul doute que cet appui des partenaires financiers s’inscrira parfaitement dans cet esprit de dynamisme et de célébration.

Comité des dons, Société Provancher

Photo à la une : Yvan Bédard.

Fours basques au Parc naturel et historique de l'Île aux Basques. Photo : Yvan Bédard.
Fours basques au Parc naturel et historique de l'Île aux Basques. Photo : Yvan Bédard.
Rencontre impromptue entre une femelle orignal et un bénévole de la Société à l'Île aux Basques. Photo : Yvan Bédard.
Rencontre impromptue à l'île aux Basques. Photo : Yvan Bédard.
L'île aux Basques sous les étoiles. Photo : Claude Côté.
L'île aux Basques sous les étoiles. Photo : Claude Côté.
Rivage de l'île aux Basques. Photo : Claude Côté.
Rivage de l'île aux Basques. Photo : Claude Côté.
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9 commentaires
  • Yves Déry

    Bonjour. Pouvez-vous nous donner un peu plus de précisions sur ces projets (Approvisionnement continu en eau; Traitement des eaux usées; Installation de douches dans les trois chalets) ? J’aimerais notamment savoir comment vous comptez approvisionner l’île en eau de façon continue. Merci.

    • Jean Tremblay

      Bonjour M. Déry,

      Plus de détails sur le projet seront transmis aux membres d’ici peu. Pour ce qui est de l’approvisionnement en eau, un étude de SNC-Lavallin nous recommande de faire creuser des puits artésiens. Nous travaillons actuellement sur le plan d’affaire et la validation de plusieurs aspects du projet dont l’aspect hydrogéologie.

  • Yves Déry

    Merci beaucoup de la précision.
    Je vous soumets aussi l’idée que la Société Provancher songe à un mécanisme de consultation des membres à l’égard de certains projets d’envergure qui pourraient changer de façon marquante l’expérience des séjours à l’île. Merci encore de votre attention.

    • Jean Tremblay

      Bonjour M. Déry,
      Nous avons prévu faire un sondage auprès des membres avec le concours de la firme Dancause. Par ailleurs, si cela peut vous rassurer, nous allons demeurer avec des chalets rustiques et conserver l’expérience de séjour sur l’Île. Nous devons simplement nous conformer à la réglementation en matière environnementale et en profitons pour répondre à une demande souvent exprimée par les membres à l’effet d’avoir une douche et de l’eau de qualité et en quantité. Nous prévoyons aussi réaménager le chalet Matte pour qu’il soit plus invitant pour les familles tout en conservant son attrait pour les petits groupes. Il est sous-utilisé actuellement, même en saison haute. JT

  • Julie Cossette

    Bonjour!

    Je suis très inquiète de ce que je lis au sujet des projets pour l’Iles-aux-Basques.
    J’étais déjà très surprise de pouvoir séjourner sur l’Ile dès le mois de mai en 2018, alors que ce n’était pas possible il y a quelques années, pour ne pas perturber les espèces d’oiseaux qui nichent sur l’Ile à cette période de l’année cruciale pour la reproduction.
    Ma deuxième surprise lors de mon séjour en mai 2018 a été d’assister à l’abattage d’arbres devant le Meredith, sous prétexte « d’avoir une meilleure vue » sur le fleuve.
    Et maintenant, on veut creuser des puits sur l’Ile, et augmenter le taux de fréquentation!!!

    Ce endroit est un joyau et un sanctuaire pour une multitude d’espèces végétales et animales et notre rôle est de le préserver à tout prix, DANS SON ÉTAT LE PLUS NATUREL POSSIBLE. Pas d’en faire une attraction touristique et de développer son potentiel économique!

    Je suis membre de la Société Provencher et je suis en désaccord complet avec la direction que le Conseil d’administration semble vouloir prendre au sujet de l’Ile-aux-Basques. Et je suis très d’accord avec M. Déry: il faut consulter les membres avant de poser des gestes qui seront sans retour. J’ose croire que la majorité pensera comme moi.

    En terminant: je serai très contente de contribuer financièrement à un projet de conservation, de protection de ce lieu unique. Mais pas à un projet de développement comme celui que vous nous présentez et qui risque d’hypothéquer sérieusement un habitat exceptionnel pour la faune et la flore.

    Merci,

    Julie Cossette

    • Jean Tremblay

      Bonjour Madame Cossette,

      Tout d’abord, merci pour ce commentaire. Soyez assurée que le Conseil d’administration en prend bonne note.

      Nous avons quelques explications concernant vos préoccupations: Tout d’abord les chalets ont toujours été accessibles dès l’ouverture en mi-mai mais seulement à une clientèle réservée. Maintenant qu’il y a des renards sur l’Île et qu’il a été décidé de laisser faire la nature, la population de canards nicheurs a grandement diminué. Après consultation de spécialistes, nous croyons qu’en respectant la consigne de demeurer dans les sentiers, les visiteurs n’auront aucun impact négatif. La décision d’allonger la période de séjour est l’une des mesures qui visent à combler un déficit récurrent des opérations à l’Île aux Basques et à assurer leur rentabilité. La Société Provancher n’est tout simplement pas en mesure d’éponger ce déficit annuellement.

      Quatre arbres ont été coupés au chalet Rex-Meredith à la demande expresse des visiteurs. Nous en avons aussi coupé quelques-uns pour retrouver la vue à l’observatoire Nord et pour protéger le Centre d’interprétation. Considérant le fait que cela ne représente qu’un infime pourcentage de la superficie de l’Île, nous croyons toujours que l’objectif de Conservation est atteint et que nous préservons ce territoire dans l’état le plus naturel possible tout en visant aussi les objectifs de Mise en valeur et d’Éducation.

      Comme vous le savez, Société Provancher est un organisme de Conservation engagé dans la protection de l’Environnement. Considérant que nos infrastructures sanitaires ne répondent pas du tout aux normes actuelles, il est dans l’obligation du CA de s’en préoccuper et de viser la conformité. La pérennité des séjours au Parc naturel et historique de l’Île aux Basques en dépend. Et en fait, l’habitat de la faune et de la flore n’est sera que mieux protégé.

      En terminant, soyez assurée que chacun des membres de votre Conseil d’administration, élus par les membres, a autant à coeur la Conservation que vous. Nous pouvons donc vous assurer que malgré les améliorations que nous apporterons dans les infrastructures de l’Île, les chalets conserveront leur rusticité, la nature demeurera exceptionnelle et la fréquentation restera limitée.

      Nous espérons donc que dans ce contexte, tous les membres nous appuieront par leurs dons et en s’impliquant davantage bénévolement.

      Salutations cordiales,

      Jean Tremblay, VP à la Société Provancher,
      Responsable des Communications et du marketing
      et Responsable p.i. du bénévolat, des Services aux membres et des Réservations

  • Julie Cossette

    Merci beaucoup de votre réponse et de votre engagement. J’attendrai plus de précisions concernant les projets.

    Julie Cossette

  • Marie Grenon

    Bonjour,
    je connais et aime l’Île-aux-Basques ainsi que la Société Provancher depuis 27 ans.
    À la lecture des projets de la Société, plusieurs questions et réflexions me viennent en tête.
    Vous parlez des infrastructures sanitaires qui ne sont pas aux normes…..je pense que le terme « infrastructure » est très exagéré pour une toilette sèche extérieure! Il n’y a bien sûr jamais eu de normes encadrant les bécosses! Mais le terme infrastructure plaît au Ministère! Je devine les normes dont vous parlez, et j’aimerais les voir écrites. Je suis certaine qu’aucun ministre ou sous-ministre n’est venu voir de quoi on parle ici, ces gens-là ne se déplacent pas en général. Après toutes ces années, comment se fait-il que le Ministère a maintenant l’Île sous sa loupe?
    Avant de se plier à un ordre ministériel, encore faudrait-il être nous-même convaincus qu’il en va de la sauvegarde de l’île, et il faudra se battre si ce n’est pas la cas. Creuser des puits artésiens et avoir la source d’énergie nécessaire pour faire fonctionner les pompes, cela apparaît impossible à faire sans beaucoup déranger la nature. Et après, faire les analyses d’eau à répétition, répondre aux normes, faire installer des filtres, c’est énorme, ça va coûter annuellement cher et tout cet argent ne servira pas du tout à la protection de la nature. Le but de la Société n’est pas le tourisme!
    MERCI de l’attention portée à ces réflexions inquiètes,
    Marie Grenon

    • Jean Tremblay

      Bonjour Madame Grenon,

      Soyez assurée que nous allons prendre votre commentaire en considération. Et aussi que le Conseil d’administration travaille pour réaliser la mission de la Société soit la Conservation, la Mise en valeur et l’Éducation. Le projet vise d’abord et avant tout à procurer de l’eau de qualité (non potable), à répondre aux demandes des membres pour un confort minimum tout en demeurant rustique, et à traiter les eaux usées de manière responsable en accord avec notre mission et les exigences modernes en matière de protection de l’environnement. Actuellement les égouts qui desservent les chalets (éviers et toilettes) sont désuets et quelqu’un doit vider les toilettes sèches manuellement deux fois par an. Nous visons un taux d’occupation de 80% pour les chalets de manière à ce que les opérations de l’Île couvrent leurs frais et permettent de faire l’entretien et les améliorations essentielles. Afin de répondre à notre mission Mise en valeur, nous croyons également que le nombre de visites guidées pourraient revenir aux taux d’antan après une baisse important au cours de la dernière décennie. Toujours en respectant la quiétude de l’Île et la qualité de l’expérience de ses visiteurs.

      En ce qui concerne nos relations avec le Ministère, elles sont excellentes et nous sommes assurés de leur collaboration pour trouver les solutions qui conviennent à notre contexte particulier au meilleur coût possible.

      J’espère que ces quelques lignes sauront répondre à vos interrogations et commentaires et vous remercie de votre soutien à la Société Provancher

      Jean Tremblay, Vice-Président

Source: http://www.corridorappalachien.ca/ce-qui-nous-tient-a-coeur/Inventaire des oiseaux marins aux îles Razade, le 27 mai 2018. Photo: Olivier Caron